Tendance : comment passer à la Slow Cosmétique

Fini les cosmétiques mauvais pour l’environnement, pour notre santé et pour celle des animaux ! La révolution green est en marche. La Slow Cosmétique, c’est une cosmétique qui suit quatre grands critères pour être plus sensée : elle doit être intelligente, raisonnable, écologique et humaine. Pour ne plus avoir à choisir entre beauté et santé.


Le terme Slow Cosmétique a été inventé par Julien Kaibeck, auteur du livre Adoptez la Slow Cosmétique. Paru en 2012, son succès fut tel qu’il a rapidement entrainé la naissance de l’association Slow Cosmétique pour en déposer le nom. Quand, en 1986, Carlo Petrini invente le mot Slow Food, c’est pour s’insurger contre le fast food. Ici, la Slow Cosmétique marque la différence avec la cosmétique conventionnelle.

Aujourd’hui l’ONG est présente en Belgique, en France, en Espagne, au Canada et en Italie. Dans chacun de ces pays, elle se donne pour mission de sensibiliser aux cosmétiques naturels en organisant des conférences et ateliers et en mettant à disposition des fiches techniques accessibles à tous.


Pour déjouer le marketing abusif

Les études sur les dangers des perturbateurs endocriniens se multiplient et entraînent ENFIN une prise de conscience générale. À l’arrivée, on observe des chiffres d’affaires en baisse pour les grandes marques, et une montée en puissance des marques responsables utilisant des ingrédients non-nocifs.

« La Slow Cosmétique refuse le brainwashing, les fausses promesses et les discours anxiogènes », nous confie Julien Kaibeck. Pour s’y mettre, il existe plusieurs façons. « On peut avoir recours à des recettes pour faire ses produits soi-même, avoir recours à des produits non transformés simples qui sont dans la cuisine (comme un massage à l’huile de sésame), et enfin on peut avoir recours à des produits qui ont une formule propre et un marketing raisonnable. » Pour s’y retrouver dans la ribambelle de produits sur le marché, l’association a créé la Mention Slow Cosmétique, récompense accordée chaque année aux marques engagées pour une beauté plus saine et dont le marketing est, lui aussi, raisonnable.


Pour l’environnement, les animaux et les humains

La Slow Cosmétique, c’est aussi respecter l’environnement et opter pour des cosmétiques dont les ingrédients sont clean. Comprenez ici, sans matière polluante ou synthétique, allergène, huile issue du pétrole, silicone, polymère… La plupart de ces ingrédients mettant des centaines d’années à se dégrader, les ingrédients naturels et biologiques les moins transformés sont privilégiés dans les formules.

L’aspect éthique se pose également. De plus en plus de voix s’élèvent contre les expérimentations des produits de beauté sur les animaux. Elles ont beau être interdites depuis 2013 par la législation européenne, la loi est facilement contournable, puisqu’il suffirait de tester les produits non finis sur les animaux (donc tester les ingrédients séparément avant leur mélange) pour y échapper. Les tests sur les animaux sont donc exclus, ainsi que toute exploitation animale.

Une cosmétique intelligente, c’est aussi répondre aux besoins de la peau comme le nettoyage, l’hydratation et la protection, en luttant contre l’utilisation de silicones qui ne nourrissent pas la peau et ont même un effet occlusif. L’humain est pris en compte puisque les produits sont commercialisés au prix juste pour une rémunération honnête du producteur. Bref, Slow Cosmétique a tout compris.

Meilleure sur tous les plans, vraiment ? La Slow Cosmétique est-elle une Wonder Woman des produits de beauté ? Julien Kaibeck nuance : « Attention, les huiles ne sont pas plus efficaces que les crèmes des grandes marques, elles sont complètement égales sur le plan de l’efficacité ! La Slow Cosmétique ne dit jamais qu’un produit conventionnel n’est pas efficace, ce qui est critiqué c’est l’aspect polluant, trompeur, et pas noble pour la peau. A l’inverse, la cosmétique naturelle est moins polluante, moins trompeuse et meilleure pour la santé. »


C’est bien beau, mais comment s’y mettre ?

En privilégiant le naturel, bien sûr ! « Il faut y aller petit à petit, explique Julien Kaibeck. Commencer par aller vers le savon saponifié à froid de qualité en remplacement du gel douche qui contient des parfums synthétiques. Les savons à froid qui ont la mention Slow Cosmétique sont moins polluants car biodégradables, et plus doux pour la peau car très riches en glycérine naturelle. »

Dans un deuxième temps, on s’intéresse au démaquillage à l’huile, qui permet un démaquillage en douceur à l’aide d’une huile végétale neutre et d’un hydrolat. Côté huile, privilégiez l’huile de jojoba qui est particulièrement efficace sur les peaux mixtes à grasses. « L’huile de jojoba a un profil lipidique idéal. Elle contient des acides gras complexes qui ne sont présents que dans cette huile, et qui ressemblent fortement au sébum humain. En massant du jojoba sur le visage chaque jour, c’est comme si on disait à notre peau "regarde, il y a suffisamment de sébum, n’en produis plus autant". La peau a donc tendance à s’autoréguler grâce à l’apport externe de sébum. Comptez un mois de transition avant de s’habituer, puis la peau retrouve une sécrétion normale. » Notez qu’elle convient également aux peaux sèches, même si celles-ci auront tendance à lui préférer lhuile d’avocat, plus adaptée.

Enfin, on poursuit notre croisade des produits sains en se procurant un beurre de karité de qualité pour nourrir les zones sèches du corps, et pour le reste, on fait le tour des huiles végétales en magasin bio ou des marques portant la mention Slow Cosmétique.


Pour tout savoir sur la Slow Cosmétique, visitez le site Internet de l'association
Ouvrage Adoptez la Slow Cosmétique de Julien Kaibeck aux Editions Leduc