Comment bien faire ses courses pour ne pas s'empoisonner ?

Pesticides, perturbateurs endocriniens, colorants, additifs... faire ses courses n'a jamais semblé aussi difficile. Comment faire pour savoir si cette pomme ou ce poisson ne contiennent pas des agents nocifs pour notre santé ? Sans pour autant tomber dans la parano, voici quelques idées pour minimiser les risques.


Pour les viandes et poissons : miser sur la qualité plus que sur la quantité

Pour éviter tout composant nocif pour votre corps, le mieux est d'acheter au moins une fois par semaine votre viande rouge chez le boucher. Certes plus cher que les steacks sous vide des grandes surfaces, celui-ci vous garantit au moins une certaine traçabilité sur l'origine de l'animal. Si vous avez le choix, privilégiez l'origine française des labels, qui assurent une alimentation sans OGM. Par exemple, le label Bleu-Blanc-Cœur intégre une alimentation riche en oméga-3 dans son cahier des charges (graines de lin, luzerne, herbe). 

Envie d'un jambon-beurre ? Vous n'êtes peut-être pas sans savoir que cet aliment contient une bonne dose de nitrite. Ce conservateur favoriserait les risques colorectaux de 18%, si la dose de 50 g/jour est dépassée (soit environ deux tranches). Pour minimiser les impacts sans casser sa tirelire, certaines marques de la grandes distrib' proposent désormais des jambons "nitrites free". D'après la journaliste Marie-Noëlle Delaby de Que Choisir : « Notre étude a prouvé que ces jambons tenaient leurs promesses. ». Sinon, vous pouvez toujours vous tourner vers le jambon à la coupe, moins chargé en nitrite que ses camarades sous emballage.

Et pour le poisson me direz-vous ? Là encore, mieux vaut favoriser la qualité à la quantité. Les neurotoxiques, des métaux lourds perturbateurs endocriniens, sont présents dans de nombreuses espèces. Selon Sandrine Gras, porte-parole de l'association Génération cobayes, mieux vaut acheter du poisson d'élevage venu d'Ecosse : « Ce pays pratique une pisiculture moins intensive qu'en Norvège ». Pour Marie-Noelle, consommer du saumon bio ou label rouge n'éloignerait pas le problème. En effet, ceux-ci seraient beaucoup plus contaminés en métaux lourds et polluants organiques persistants. Le mieux donc, est de se tourner vers les petits poissons (sardines et maquereaux en boite), plus sains.


Les fruits et légumes - choisissez malin !

Le bio c'est bien, mais c'est cher ! Si vous n'avez pas le budget pour faire votre marché locavore tous les dimanches, misez sur les fruits et légumes les moins contaminés. Vous pouvez retrouver la liste complète, scrupuleusement rédigée par la DGCCRF et l'institut mondial de l'alimentation. Les plus chargés en pesticides sont généralement ceux avec une peau très fine. En effet, selon Sandrine Gras, « ils sont plus exposés aux pulvérisations de pesticides en raison de leur mode de culture ». Vous pouvez vous rabattre sur le rayon bio des supermarchés, qui restera toujours une option plus "safe" malgré les emballages en plastique. Autre solution, le surgelé (bio si on peut) qui permet de conserver plus longtemps les vitamines des fruits et légumes (contrairement au bac du frigo). Dernière alternative : les conserves en verre, qui évitent aux légumes d'être en contact avec le plastique ou l'aluminium (contenant eux aussi des perturbateurs endocriniens). 


Les produits laitiers et les œufs

Pour le lait et ses dérivés, c'est la même chose, mieux vaut prendre du bio et/ou du local. En effet, les vaches des élevages traditionnels sont nourries aux céréales contenant des traces de pesticides et ont souvent eu un traitement de choc (antibio + hormones).

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Le récent scandale des œufs contaminés ne vous a sûrement pas aidé lors de vos courses. Comment redonner sa confiance après cela ? Pour vous aider dans votre choix, le plus sûr est de vérifier le code sur l'œuf. 0 pour les œufs bio (au moins 2,5 m2 par poule en extérieur et alimentation bio), 1 pour les poules élevées en plein air, 2 pour les poules élevées au sol (élevage intensif, 9 poules par m2), 3 pour les poules élevées en cage (18 poules en cage par m2).


Les gâteaux et céréales - attention aux listes d'ingrédients

Nos encas sucrés sont malheureusement bourrés d'additifs. Les colorants, édulcorants et autre conservateurs à base de "E" sont absolument à éviter pour notre santé. Pour vous faciliter le tri, l'association Génération Cobayes à établi un tableau complet de toutes ces substances à éviter.



Préférez des biscuits à base de sucre ou de beurre, moins nocifs que ceux à base de sirop de glucose-fructose ou huile de palme. Ceux-ci augmenteraient en effet les risques de maladies cardiovasculaires et de diabète si vous les consommez de façon excessive.